Mojtaba Khamenei : L'héritier de l'ombre au sommet de l'État

Un stratège de l'appareil sécuritaire

Né en 1969 à Mashhad, Mojtaba a forgé sa légitimité non pas par des fonctions officielles, mais par une influence considérable au sein du bureau de son père.

  • Les Gardiens de la Révolution (IRGC) : Il entretient des liens profonds avec l'armée idéologique du régime depuis son engagement lors de la guerre Iran-Irak (1980-1988). C'est ce soutien des Gardiens qui a été décisif pour son ascension fulgurante après la mort de son père.

  • La répression de 2009 : Son nom est associé à la gestion brutale des manifestations du "Mouvement Vert", où il aurait dirigé les milices Basidj pour maintenir le régime en place.

Un profil de "dur" sans mandat électif

Contrairement à ses prédécesseurs, Mojtaba Khamenei n'a jamais exercé de mandat électif. Son rang religieux est celui d'Hojatoleslam (un rang intermédiaire, inférieur à celui d'Ayatollah), ce qui soulève des débats sur sa légitimité théologique. Toutefois, il est décrit comme un ultraconservateur radical, opposé à toute réforme et partisan d'une ligne de confrontation directe avec l'Occident.

Un baptême du feu international

Son accession au pouvoir intervient dans un climat de guerre régionale totale. Alors que le président américain Donald Trump a déjà qualifié son choix d'« inacceptable » et qu'Israël le désigne comme une cible potentielle, Mojtaba Khamenei a inauguré son règne ce matin par des tirs de missiles vers Israël, affirmant ainsi la continuité de la politique de « résistance » de son père.

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