Le ministre de l'intérieur Me Bamba Cissé a convoqué les partis politiques,ce jeudi 30 Avril 2026, afin de peaufiner ensemble une meilleure stratégie pour les échances futures. Pendant ce temps, l'Assemblée Nationale envisage de voter en procédure d'urgence la proposition de loi portant modification du code électoral.Acteurs politiques et membres de la societé civile alertent sur les risques.
Que mijote le régime en place?"Je ne peux dire d'emblée ce qui pourrait être décidé, mais cela va de soi que ça va avoir un impact. S'il n'y'avait pas cette proposition de loi qui est votée, peut-être qu'il n' y'aurait même pas de concertations pour savoir si on participe ou non, et dans quelques conditions, on va participer" explique Oumar Sarr ancien ministre de la république.De son côté,Moundiaye Cissé, directeur exécutif de l'Ong3D prévient: " toutes les modifications doivent faire l'objet de discussions entre les parties prenantes". Et d'ajouter: " toute réforme substantielle du code électoral doit faire l'objet de concercation préalable" dit-il avec véhémence.
La question centrale reste donc celle-ci : comment réhabiliter un espace de dialogue apaisé ? Cela suppose une responsabilité partagée. Aux députés de privilégier l’intérêt général sur les calculs politiques. Au ministère de l’Intérieur d’instaurer des cadres de concertation crédibles et inclusifs. Et aux partis politiques de jouer le jeu du compromis.
Sans cela, le risque est grand de voir le dialogue politique devenir un simple rituel formel, vidé de sa substance, pendant que les véritables décisions se prennent ailleurs, loin du regard des citoyens.
M.Gaye
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