La réforme du code électoral au Sénégal est un sujet politique majeur, souvent débattu à l’Assemblée nationale du Sénégal. Elle vise à adapter les règles encadrant les élections (présidentielles, législatives et locales) afin de garantir plus de transparence, d’équité et de stabilité politique.
Sur les 165 députés inscrits, 140 ont effectivement pris part au vote ( dont 21 par procuration). Pour ce mardi 28 Avril 2026, ce projet a recueilli 127 voix pour, contre 11 voix et 2 abstentions. La majorité du Pastef a totalement battu cette frange de l'opposition, avec seulement 7,86% de votes négatifs et 1,43 % d'abstentions.
"Ainsi donc, PASTEF proclame vouloir faire oeuvre de rectification.Soit. Mais alors, y'a-t-il de plus scelérat que la loi d'amnistie qui jette un voile sur des faits que le peuple a le droit de connaître" a dit le député Thierno Alassane Sall, par ailleurs leader de la République des valeurs.
Pour Me Aissata Tall Sall, " tout le monde qui peut-être concerné par la contumace". Car, dit-elle, " on ne peut pas parler de corde dans la maison d'un pendu".Et de s'interroger: "est-ce que la loi peut seulement venir pour redresser des décisions de justice prononcées en instance, en appel, en cassation et même en rabat d'arrêt" s'interroge-t-elle.
Pour rappel, la réforme la plus récente (2023–2024, avec effets visibles jusqu’en 2025) s’inscrit dans le contexte très tendu précédant l’élection présidentielle. Elle a été discutée et adoptée après plusieurs concertations politiques, notamment sous l’impulsion du dialogue national.
En définitive, cette réforme n’est ni une rupture totale ni un simple toilettage. Elle est le reflet d’un système politique en quête d’équilibre entre stabilité et ouverture. Un exercice délicat, dans un pays où la démocratie est à la fois une fierté nationale et un terrain de confrontation permanent.
Reste une évidence : aucune réforme électorale, aussi bien écrite soit-elle, ne peut suffire sans adhésion collective. Car au-delà des lois, c’est la confiance dans les institutions qui fait la solidité d’une démocratie. En tout cas, les prochains mois édifieront.
Met Gaye
Vous devez être connectés pour poster un commentaire.