Difficile de circuler entre deux villes au Sénégal. A l’origine, les transporteurs ont déclenché une grève de 72 heures, à la veille de la fête de paques. A cet effet, les citoyens peinent à se rendre dans leur ville.
Au gare de Colobane, on fait constater une marée humaine dans la matinée de ce vendredi 03 Avril 2026 . Tous veulent se rendre dans leur ville pour passer la fête de paques.
Depuis plusieurs jours, le mouvement des transporteurs rappelle une réalité souvent reléguée au second plan : derrière chaque trajet, il y a un secteur fragile, soumis à des pressions multiples. Les chauffeurs dénoncent des tracasseries routières persistantes, des contrôles jugés excessifs, mais aussi des engagements non tenus par les autorités. En filigrane, c’est la question du respect et de la reconnaissance d’un métier essentiel qui se pose.
Mais cette grève, aussi légitime soit-elle dans ses revendications, a des conséquences immédiates et tangibles. Dans les régions, les déplacements deviennent un casse-tête. Travailleurs, étudiants, commerçants : tous voient leur quotidien bouleversé. Les marchés tournent au ralenti, les rendez-vous sont reportés, et l’économie informelle pilier du pays subit un coup dur.
Au fond, cette grève dépasse la simple revendication sectorielle. Elle interroge la gouvernance, la capacité d’écoute et la gestion des priorités dans un pays en constante mutation. Car lorsque les transporteurs s’arrêtent, ce n’est pas seulement la circulation qui est interrompue : c’est un signal fort envoyé à toute la société.
Malgré tout, le ministre des transportsYankhoba Dieme a sortir l’artillerie lourde pour mobiliser les bus Dakar Dem Dikk , permettant au moins certains à se déplacer dans les villes.
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