SÉNÉGAL. / JOJ DAKAR 2026 – DÉVELOPPEMENT DURABLE : LE SÉNÉGAL VEUT TRANSFORMER L’HÉRITAGE OLYMPIQUE EN OPPORTUNITÉS POUR LA JEUNESSE

À l'occasion du Sommet de Dakar sur le sport et le développement durable, le président Bassirou Diomaye Faye a plaidé pour une nouvelle conception du sport, considéré comme un véritable moteur de croissance économique, de création d'emplois et d'insertion des jeunes en Afrique.

Le Sénégal entend faire des Jeux Olympiques de la Jeunesse (JOJ) Dakar 2026 bien plus qu'un rendez-vous sportif international. À travers le Sommet de Dakar sur le sport et le développement durable, ouvert ce samedi au King Fahd Palace, le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a défendu une vision ambitieuse : faire du sport un instrument stratégique de transformation économique et sociale, particulièrement au bénéfice de la jeunesse africaine.

Devant plusieurs chefs d'État et de gouvernement, des responsables du mouvement olympique et des partenaires internationaux, le Chef de l'État a insisté sur la nécessité de construire un héritage durable autour de cet événement historique. Pour lui, l'organisation des premiers Jeux Olympiques de la Jeunesse sur le continent africain doit constituer un tournant dans la place accordée au sport dans les politiques publiques de développement.
Au-delà des compétitions et des performances athlétiques, l'enjeu est désormais de valoriser les investissements consentis dans les infrastructures sportives, de renforcer la formation des jeunes talents et de structurer une véritable économie du sport. Un secteur qui, selon cette vision, pourrait devenir une source importante d'emplois, d'entrepreneuriat et de création de richesses.
La jeunesse au cœur de l'héritage olympique
Dans son intervention, Bassirou Diomaye Faye a placé la jeunesse au centre de cette ambition continentale. Son message, particulièrement évocateur, résume cette orientation : « Vous ne constituez pas un problème à gérer, vous êtes notre énergie renouvelable. »
Une déclaration qui traduit la volonté de considérer les jeunes non comme de simples bénéficiaires des politiques publiques, mais comme des acteurs essentiels du développement et de la transformation de l'Afrique.
Cette ambition a également été au cœur des échanges du panel de haut niveau réunissant notamment le président mauritanien Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, le Prince Albert II de Monaco, la présidente du Comité international olympique, Kirsty Coventry, et le directeur général de la Société financière internationale, Makhtar Diop.
Les discussions ont notamment porté sur le financement du sport, la valorisation de l'héritage des grands événements sportifs et l'intégration du secteur sportif dans les stratégies nationales de développement.
Un rendez-vous pour une ambition africaine
En appelant au respect de la Trêve olympique, le président sénégalais a également rappelé les valeurs de paix, de dialogue et de fraternité portées par l'Olympisme.
Le véritable défi commence toutefois au-delà de l'événement : faire en sorte que les infrastructures, les compétences acquises et les opportunités économiques générées profitent durablement aux populations.
En annonçant un suivi attentif des conclusions du Sommet, Bassirou Diomaye Faye engage ainsi l'État dans une perspective qui dépasse les JOJ Dakar 2026.
Le rendez-vous est désormais fixé au stade Abdoulaye Wade pour la cérémonie d'ouverture. Mais pour le Sénégal et l'Afrique, le véritable succès de ces Jeux se mesurera aussi à leur capacité à laisser un héritage économique, social et humain aux générations futures.
Nouha BIAYE ,CORRESPONDANT AU SÉNÉGAL
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